LIVRE ANCIEN - Livre d'occasion


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Livre ancien SCIENCES ET VOYAGES 32
Voyages et hébergement GéNéRALITéS Crise du papier. — La crise du papier devient de plus en plus grave et la France se tourne avec une certaine angoisse vers ses territoires d'outremer pour s'assurer une partie de l'approvisionnement qui risque de lui manquer. Certes il y a l'alfa en Afrique du Nord, qui permet d'obtenir une pâte d'excellente qualité et qui est très employée en librairie. Mais les zones alfatières sont limitées, et d'ailleurs on ne peut avec l'alfa entreprendre certaines publications qui exigent la reproduction de clichés; en Afrique Noire les essais faits avec le parasolier ont dû être abandonnés; d'autres expériences sont en cours mais qui n'en sont encore qu'à la période de laboratoire. MAROC Industrie de la conserve des poissons. —La certitude, aujourd'hui acquise, de gigantesques réserves en poissons de diverses espèces, en particulier thonidés et clupéidés, des facilités relatives de recrutement de la main-d'oeuvre, enfin la psychose d'insécurité des capitaux en France et en de nombreux pays depuis 1945, ce furent là des conditions favorables à un essor très rapide de l'industrie marocaine des conserves. Cependant les apports de matières premières subissent nécessairement de grosses fluctuations saisonnières, que commencent à pallier l'utilisation rationnelle du froid et l'élaboration des sous-produits (pâtes de poisson, farines, huiles). Le Maroc comptait huit usines en 1926, quarante-quatre en 1938, quatre-vingt-sept en 1947, cent quatre-vingt-trois au ler janvier 195 I (dont soixante-cinq à Safi, cinquante-quatre à Agadir, trente-deux à Casablanca). Ces industries, qui occupaient vers la fin de la guerre un peu plus de dix mille ouvriers, fournissent actuellement du travail à près de trente mille personnes. La capacité théorique de production, pour l'ensemble du Maroc, est actuellement de trois millions de caisses (de cent boîtes) par an. Alors que la quantité totale de poisson livrée à la conserve en 1948 atteignait 42.000 tonnes, c'est à 75.000 tonnes ' Cette rubrique est mise gracieusement à la disposition de nos lecteurs désirant trouver un correspondant dans la France d'outre-mer, s'ils habitent la France métropolitaine; de France métropolitaine, s'ils habitent la France d'outre-mer. Chaque demandeur devra seulement nous indiquer ses nom, adresse et profession et préciser avec qui il désire correspondre de préférence. Les réponses devront être envoyées directement aux demandeurs à l'adresse indiquée (ne pas les adresser au journal). Nous prions nos lecteurs français d'outre-mer connaissant des correspondants possibles de leur signaler les demandes ci-dessous. DEMANDES VENANT DE FRANCE M. G. M.A.LTONTI, étudiant en médecine, 3, villa Gérard, SAINT-111AUR (Seine). (Correspondant 16 /20 ans, Indochine de préf.) Mne Paulette KELLER, dactylo, 2 bis, rue de Reims, MONTIGNY-LES-METZ (Moselle). (J. h. ou j. f. 23 /35 ans, ttes régions France d'outre-mer.) M. Raymond BROC, 2, rue Thibaut, MARSEILLE-10° (Bouches-du-Rhône). (J. f. ou j. h. Tahiti, Nouv.-Calédonie, Madagascar, Réunion, 18 /20 ans.) M. Roger GONZALêS, prothèse dentaire, 25 bis, rue Erard. PARIs-13'. (J. f. ou j. h. 15 /18 ans, de préf. ST-PIERRE-ET-MIQUELON.) M. Germain BERRIE, gérant agricole, Tniwo..s. par SFAX (Tunisie). (J. h. indigène, Tahitien, Polynésien (Maori). Deuxième S. M. MARTIN Roger, S. P. 54.290, B. P. M. 515, Allemagne. (J. f. 16 /18 ans, ttes régions France d'outre-mer.) M. Louis PROUST, homme de lettres, 19, rue JeanJacques-Rousseau, PARIS. (Correspondantes, toutes régions France d'outre-mer.)que s'élève le bilan industriel de 1949. Si les sardines représentent 96 c'/0, le thon la plus grande partie du reste, et l'anchois pratiquement peu de chose, la proportion réservée à ces deux dernières catégories est certainement appelée à s'accroître. L'année 1950 a vu le chiffre total s'élever à plus de 90.000 tonnes. Le marché local marocain absorbe actuellement 3 % seulement de cette production industrielle. Le Maroc a pu, en 1949, écouler sur le marché français le contingent prévu de six cent mille caisses en franchise, ainsi que cinq cent mille caisses sur la Grande-Bretagne. Le reste a été vendu dans l'Union Française et en très petite quantité à l'étranger. AFRIQUE NOIRE Les ravages de l'alcool. — L'alcool fait en Afrique Noire des ravages terribles. Tous les efforts que nous cherchons à faire dans le domaine de l'assistance et de l'hygiène risquent d'être annihilés par lui. Voici des chiffres alarmants : de 1938 à 1951, en A. O. F., la consommation des vins et apéritifs a augmenté de 150 % (à Madagascar de 81 %), en A. E. F. de 400 %. Mais ceci n'est rien à côté des eaux-de-vie et liqueurs : dans le même temps, on enregistre en A. O. F. 1.000 % (à Madagascar 300 %), en A. E. F. 2.000 %; ainsi coefficient 10 pour A. O. F., coefficient 20 pour l'A. E. F. Depuis trois ans des projets sont déposés devant l'Assemblée Nationale; l'assemblée de l'Union Française a consacré de nombreuses séances à ces projets. Ils demeurent en instance. En attendant leur vote rapide, l'administration n'est pas complètement désarmée, et en particulier la Chambre de Commerce de Douala (séance du I" septembre) a demandé que soient appliquées des mesures de limitation de l'importation et de la vente. Richesses du Gabon. — La forêt constitue la principale ressource de revenus du territoire. La situation est d'autant satisfaisante que les prix du bois accusent une fermeté remarquable; l'okoumé en particulier, dont le Gabon a une espèce de monopole géographique, continue à donner lieu à une progression croissante : ce bois si particulièrement

M. Georges AZENSTORK, 22, rue de Paris, PANTIN (Seine). (J. h. et j. f., 18 ans, France d'outre-mer.) M. Jean RAMPIN, 30 ans, chimiste, chemin des Gorges, ECULLY (Rhône). (J. f. 18 /30 ans, de préf. Polynésie, Martinique.) M. MALLEVIALLE R., YDES (Cantal). (J. f. 16 /20 ans, A. E. F., A. O. F., Tahiti, Antilles, Madagascar.) M. Laurent PEROUSE, chez Mme Carrier, 18, pl. Bellecour, LYON (Rhône). (J. h. ou j. f. 25 /30 ans, de préf. Tahiti.) DEMANDES VENANT D'OUTRE-MER M. Henri COMLAN, au carré 240, KOTONOU (Dahomey, A. O. F.). (.1. f. 15 /18 ans.) M. Guy-Paul HOUNKPATIN, rue Protestante, BOHICON (Dahomey). (J. h. 17 /18 ans, de préf. Paris.) M. Albert CHAUVIER, étudiant, 24, rue du Lieutenant-Becker, CAYENNE (Guyane française). (Jeunes Africains 15 /18 ans.) DEMANDES VENANT DE L'éTRANGER M. Rémy SCHMEEBF.RGER, P. T. T., C /o Maurice BILAT. I3attieux 10, SERRIèRES-NEUCHATEL (Suisse), (dés. éch. idées et timbres av. j. f. ou j. h. France d'outre-mer. Mne Lise BENOIT, 12240 Street Irenet, CARTIER-VILLE MONTREAL P. Q. (Canada). (J. f. étudiante parisienne 14 /16 ans.) BON A DéCOUPER à Joindre à tonte demande d'insertion dans: éCHANGE DE CORRESPONDANCE

indiqué pour la fabrication des meubles trie du contre-plaquage a été assez long à sur nos marchés, et Hambourg a été aut seul port commercial. L'industrie minière congolaise, de son ce sente presque la moitié de la production pays; elle est en baisse de valeur du fait d des cours mondiaux. Toutefois I'industri tifère est en progrès sensible (4.435 carats les gisements se révèlent importants e découvre toujours de nouveaux. La culture du cacao s'est surtout impla le Wolen N'Tem. Les besoins mondiaux au palmier à huile des débouchés certains La pêche à la baleine est à l'ordre du jc quatre cent quatre baleines capturées sur l'an dernier. Le jute en A. E. F. — Jusqu'à la derniè les Indes anglaises avaient le monopole qi. sif pour le monde entier de la productio brut : 95 % environ. Depuis, le Cong( réalisé un sérieux effort qui lui permet act une production de 20.009 tonnes. La Fr mise à son tour à cultiver le jute, reprei leurs des expériences commencées avant en A. E. F. L'exploitation pilote est faite dans la I Niari et sur 5.000 hectares. Une usine d mage à Lou Va-Kou pourra traiter les Les noirs se sont mis également à cette l'on pense que leur seule production pou: l'an prochain à 2.000 tonnes (780 tonnes 25 tonnes en 1947). L'A. E. F. pourrait 30.000 tonnes par an.
INDOCHINE
La culture du thé. — Le théier, prof originaire du Thibet, s'est répandu à un très ancienne dans les régions montagne confins de la Chine et de la Birmanie. Il e dans la Chine du Sud depuis la plus haute Les statistiques officielles évaluaient en I l'Indochine à 15.500 hectares la super jardins de culture paysanne, leur productio à 60.000 quintaux de feuilles préparée! consommation. Le thé peut être indifféremment prél la forme de thé noir ou de thé vert. C'est tion de fabrication. Avant la dernière guerre, les service! miques de l'Indochine avaient fait un gr pour améliorer la culture et des stations avaient été créées. La France importe 60.1 taux de Chine. On pouvait espérer, à I grandes exploitations constituées depuis les Européens, leur substituer le thé d'[ Ces exploitations sont la conséquence d, sions octroyées il y a vingt-cinq ans (78. tares dont 50.000 hectares ont dû êt donnés). Cent cinquante millions de franc investis dans ces plantations et déjà I' satisfaisait à la moitié de la consomma carne lorsque sont intervenus les événen' l'on connaît. La dévastation fit son oeuvre Tout cela, par un miracle de volonté, reconstitué et l'on reprend avec confiance loppement de la culture du thé jusqu'à cor de 20.000 hectares avec des usines colle fabrication moderne.
OCéANIE FRANçAISE
L'origine des Maoris. — La perforrr tente du « Kon-Tiki » — dont a parlé « Sc Voyages » simple radeau qui, parti d Chili, au gré des vents et des courants et gnit la Polynésie française après une trave dénuée d'incidents de seize semaines, a nouveau à l'ordre du jour la question de des Polynésiens : ceux-ci sont-ils venus de la côte américaine, ou de l'Ouest, de la Nous continuons à penser qu'ils sont Malaisie. Rappelons que les Marquisiens appartien grande famille Maori dont l'ère de pel toute insulaire s'étend des Carolines à CHRONIQUE DE L'UNION FRANçAISE éCHANGE DE CORRESPONDANCES ENTRE JEUNES DE FRANCE ET D'OUTRE-MER 32
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