LIVRE ANCIEN - Livre d'occasion


379 LA NATURE.

LA NATURE. 380
Page précédente : p 379
380 LA NATURE.

380 LA NATURE.
On comprend dès lors dans quelles conditions s'effectue la construction de chaque tronçon de 25 mètres de mur : on amène d'abord l'échafaudage flottant avec le batardeau à la place que doit occuper le tronçon à la suite de la partie déjà construite et on l'y maintient solidement au moyen de douze ancres de 500 kilogr. chacune. Le caisson est ensuite amené des chantiers simplement en le flottant et on vient le placer au-dessous et au contact du batardeau dont la base inférieure est élevée à 70 centimètres au-dessus du niveau des eaux. On pose un caoutchouc sur le caisson pour faire le joint et on l'assemble avec le batardeau en introduisant de l'air comprimé dans la chambre quand les trous sont bien en face, puis on serre les trois cent soixante boulons de joints, en descendant dans la galerie d'assemblage. On pose alors le béton sur le plafond jusqu'au niveau supérieur des poutres; on commence au-dessus la construction en maçonnerie, et on continue ainsi jusqu'à ce que le caisson touche terre à marée basse. On rectifie alors, s'il y a lieu, la position de cet appareil flottant, on l'amène exactement à sa position, puis on l'y laisse définitivement en lâchant la pression. Si le caisson vient à
Fig. 1 et 2. - échafaudage flottant. Batardeau mobile, etc. - Fig. 3 à 5. Construction d'une Galerie souterraine au moyen de l'air comprimé.
s'incliner dans ce travail, les hommes descendent dans la chambre à air à marée basse, ils règlent rapidement le terrain dans le lit de la rivière sous les parois du caisson; puis ils remontent immédiatement au jour. Quand le caisson est assez chargé pour ne plus être soulevé même à marée haute; on remplit la chambre de travail d'air comprimé et on nettoie l'intérieur en déblayant le sable et les matières vaseuses. Ces déblais sont versés à la pelle dans une caisse pleine d'eau sous pression d'où ils sont évacués au dehors.
Quand on est arrivé au sol de fondation, on procède au remplissage de la chambre de travail et on y introduit le béton par quatre cheminées à écluses.
On a soin de répartir celui-ci bien uniformément par couches successives qu'on pilonne fortement.
Après avoir terminé ce travail, on déboulonne les cheminées pour les enlever avec le batardeau qu'on détache définitivement dès que la maçonnerie est arrivée au-dessus du niveau des eaux, et on le reprend alors pour une nouvelle opération avec un autre caisson. On achève enfin la maçonnerie supérieure à l'air libre, et il ne reste plus qu'à remplir l'espace qu'occupaient les cheminées, et à raccorder deux tronçons successifs de 25 mètres de manière à faire une muraille continue. Comme celle-ci est à 100 mètres de la rive actuelle, il faut remblayer une quantité de terre considérable pour terminer
Page suivante : p381

Aller aux autres pages du livre ancien LA NATURE